Lumière zodiacale

La lumière zodiacale est une faible lueur triangulaire qui peut être perçue sur le ciel nocturne et qui s'étend à partir des environs du Soleil le long du plan de l'écliptique (ou du Zodiaque qui lui a donné son nom).

Lumière zodiacaleimage:Photo of the morning sky above the Paranal Residencia taken by ESO astronomer Yuri Beletsky. The Milky Way is nicely seen along with its numerous dark dust lanes and amazing nebulae. The Zodiacal light - sunlight reflected by interplanetary dust - is clearly visible as the band of light that is inclined with respect to the Milky Way by about 40-50 degrees. The planet Venus is also visible in this photo, just above the Residencia.
Credit: ESO/Yuri Beletsky
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Principe

La lumière zodiacale est produite par la réflexion de la lumière du Soleil par les particules de poussière du milieu interplanétaire présentes dans le système solaire. Les matériaux qui la causent sont répartis dans un volume en forme de lentille centré sur le Soleil et s'étendant bien au delà de l'orbite de la Terre. Comme la plupart de ces particules sont situées près du plan de l'écliptique, la lumière zodiacale semble principalement en provenir.

Particularités

La quantité de particules de poussière nécessaire pour produire la lumière zodiacale est extrêmement faible : si les particules possédaient un diamètre de 1 mm et le même albédo que la Lune, il suffirait que chaque particule soit distante de ses voisines de près de 10 km.
Le spectre de la lumière zodiacale est le même que celui du Soleil. Néanmoins, une partie de la lumière du Soleil est absorbée par les particules de poussière et ré-émise sous forme de radiation infrarouge. Cette émission induit une lente spirale des particules vers le Soleil, connue sous le nom d'effet Poynting-Robertson, ce qui implique qu'une source continue de particules est nécessaire afin d'entretenir la lumière zodiacale. On pense que les comètes et les astéroïdes sont responsables de ce phénomène. Ces dernières années, des observations réalisées par plusieurs sondes interplanétaires ont montré que des bandes de poussières associées à diverses familles d'astéroïdes et à des queues cométaires semblent liées à la structure de la lumière zodiacale.

Observation

La lumière zodiacale est très faiblement lumineuse et est complètement masquée par la lumière de la Lune ou la pollution lumineuse. Aux latitudes moyennes nord, on l'observe le mieux vers l'ouest au printemps, après le crépuscule, ou vers l'est à l'automne, juste avant l'aube.
La lumière zodiacale décroît en luminosité avec la distance au Soleil, mais par certaines nuits très noires, on peut observer une bande continue d'environ 5 à 10° de large tout le long de l'écliptique, connue sous le nom de bande zodiacale. En fait, la lumière zodiacale couvre le ciel dans son intégralité et est la source de 60% de la luminosité d'une nuit sans Lune. A l'opposé de la lumière zodiacale, il est possible d'observer une lueur ovale très faible connue sous le nom de gegenschein.
Dès le XIXe siècle des chercheurs, dont Svante August Arrhenius ont imaginé que cette lumière pouvait donner des informations sur la nature des particules présentes dans l'espace là où elle est visible.

Gegenschein

Le gegenschein (de l'allemand pour "lueur opposée") ou lueur anti-solaire est une lueur faiblement lumineuse située dans la région de l'écliptique directement opposée au Soleil.


Gegenschein Image :At Paranal, home of ESO's Very Large Telescope, the sky is so dark that the famous and extremely difficult to observe Gegenschein (or "counter shine") can be seen here in its full glory. This is a faint brightening of the night sky in the region of the ecliptic directly opposite the Sun, caused by reflection of sunlight by interplanetary dust in the Solar system. The Gegenschein is seen in this image as a band running diagonally from the top left to lower right. The image was obtained by Yuri Beletsky in October 2007 using a digital camera equipped with a 10-mm wide-angle lens and installed on a portable equatorial mount. The total exposure time was about 45 min. The weather conditions during the observations were excellent: the sky transparency was close to perfect, which allowed Yuri to capture very faint details of the Gegenschein and reveal its fine structure.
Credit: ESO/Y. Beletsky

 

Principe

De manière similaire à la lumière zodiacale, le gegenschein est provoqué par la réflexion de la lumière du Soleil sur des particules de poussières situées principalement dans le plan de l'écliptique.

Observation

Le gegenschein apparaît comme une faible lueur sur le ciel nocturne dans la région du Zodiaque opposée au Soleil, de forme ovale, mesurant quelques degrés de large sur 10 à 15° de long, orientée le long du plan de l'écliptique.
Le gegenschein est tellement peu lumineux qu'il n'est pas possible de le percevoir si la Lune est levée ou s'il se trouve à proximité de la Voie lactée. La meilleure période pour l'observer est l'automne, dans la constellation des Poissons, par une nuit sans Lune et dans un endroit où la pollution lumineuse est inexistante (site de degré 1 sur l'échelle de Bortle).

Histoire

Le gegenschein a été décrit pour la première fois par l'astronome français Esprit Pezenas en 1730. Autres observations ont été faites par l'explorateur allemand Alexander von Humboldt pendant son voyage sud-américain à partir de 1799 à 1803. C'était aussi Humboldt qui a donné son nom allemand au phénomène gegenschein.
L'astronome danois Theodor Brorsen publia les premières enquêtes approfondies du gegenschein en 1854. Il était aussi le premier à remarquer que la lumière zodiacale peut étreindre le ciel complet, parce que dans des conditions favorables, un faible pont de lumière raccordant la lumière zodiacale et le gegenschein peut être observé. En plus Brorsen avait déjà proposé l'explication correcte du gegenschein (ça veut dire des réflexions de poussière interplanétaire).

source du texte wikipédia

 

Catalogue Messier

Les 110 objets du catalogueEn astronomie, le catalogue Messier est un catalogue astronomique d'objets d'aspect diffus créé en 1774 par Charles Messier afin d'aider les chercheurs de comètes à ne pas confondre celles-ci avec divers objets diffus dont la nature était alors inconnue (galaxies, divers types de nébuleuses et amas d'étoiles) mais fixes par rapport aux étoiles. Charles Messier avait en effet lui-même été victime d'une telle méprise, assimilant par erreur la Nébuleuse du Crabe à la comète de Halley, dont il attendait le retour dans cette région du ciel (la constellation du Taureau). C'est d'ailleurs pour cette raison que la Nébuleuse du Crabe est le premier objet du catalogue Messier (M1).
La première publication du catalogue date de 1774 et regroupait les 45 premiers objets. Le catalogue final, qui comprenait 103 objets, fut achevé en 1781 et publié en 1784 dans le périodique Connaissance des Temps.

Les objets M104 à M110 comme illustré dans l'image ci-dessus, furent découverts par Messier ou son ami Pierre Méchain après la publication de 1781. Ils ne furent ajoutés au catalogue que bien plus tard, le dernier ayant été ajouté en 1966 par Kenneth Glyn Jones.
Actuellement, ce catalogue n'est plus utile aux chercheurs de comètes, mais répertorie la plupart des plus beaux objets du ciel profond accessibles avec des instruments d'astronomes amateurs. Les numéros du catalogue Messier, notés M1 à M110, continuent d'être utilisés pour ces objets, bien que d'autres noms soient également très usités (par exemple Nébuleuse du Crabe en lieu et place de M1). De nombreux autres catalogues astronomiques ont par la suite été établis, conférant aux objets du catalogue Messier nombre d'autres dénominations. Ainsi la galaxie d'Andromède, voisine de notre Galaxie, s'appelle M31 dans le catalogue Messier et NGC 224 dans le catalogue NGC.

 

Répartition des objets du catalogue

Les objets du catalogue Messier ont été établis depuis des observations réalisées en France métropolitaine. Ainsi, de nombreux objets notables situés à basse déclinaison ne sont pas inclus dans le catalogue. Les objets du catalogue Messier ne sont pas, loin de là, répartis uniformément sur la sphère céleste, nombre d'entre eux étant dans notre Galaxie, la Voie lactée et donc à proximité du plan galactique.

Le marathon Messier

Du fait de leur répartition hétérogène, il n'existe pas d'objets du catalogue situés dans la bande d'ascension droite 21h 40m-23h 20m. Quand le Soleil est situé dans cette région du ciel, soit durant la seconde quinzaine du mois de mars, il est ainsi possible de voir la totalité de ces objets au cours d'une nuit. Ce fait a donné lieu à une compétition amicale, le marathon Messier, visant à observer le maximum voire la totalité des objets du catalogue en une nuit. Le premier à avoir réussi cette épreuve fur l'amateur Gerry Rattley dans la nuit du 23 au 24 mars 1985.

Objets du catalogue Messier

M1 · M2 · M3 · M4 · M5 · M6 · M7 · M8 · M9 · M10 · M11 · M12 · M13 · M14 · M15 · M16 · M17 · M18 · M19 · M20 · M21 · M22 · M23 · M24 · M25 · M26 · M27 · M28 · M29 · M30 · M31 · M32 · M33 · M34 · M35 · M36 · M37 · M38 · M39 · M40 · M41 · M42 · M43 · M44 · M45 · M46 · M47 · M48 · M49 · M50 · M51 · M52 · M53 · M54 · M55 · M56 · M57 · M58 · M59 · M60 · M61 · M62 · M63 · M64 · M65 · M66 · M67 · M68 · M69 · M70 · M71 · M72 · M73 · M74 · M75 · M76 · M77 · M78 · M79 · M80 · M81 · M82 · M83 · M84 · M85 · M86 · M87 · M88 · M89 · M90 · M91 · M92 · M93 · M94 · M95 · M96 · M97 · M98 · M99 · M100 · M101 · M102 · M103 · M104 · M105 · M106 · M107 · M108 · M109 · M110

 

source wikipedia