Comète

Définition

Hale Bopp en 1997. WikipediaEn astronomie, une comète est un petit astre brillant du système solaire.
On connaît à l'heure actuelle plus de 2 000 comètes, L'une des comètes les plus célèbres est la comète de Halley,
Le mot comète vient du grec « komêtês » (Κομήτης) qui signifie chevelu ; il est dû à l'immense queue faite de gaz et de poussières d'environ 30 à 80 millions de kilomètres.

Description
Une comète se compose essentiellement de trois parties : le noyau, la chevelure et les queues. Le noyau et la chevelure constituent la tête de la comète.
Lors du dernier passage de la comète de Halley en 1986, 6 sondes spatiales (ICE, Vega-1, Vega-2, Sakigake, Suisei et Giotto) ont frôlé la comète et enregistré des données et des images précieuses pour notre connaissance des comètes.

Orbites
Les orbites des comètes sont définies à l'aide de six paramètres (éléments orbitaux) :
- la période
- argument de latitude du périhélie
- longitude du nœud ascendant
- inclinaison
- distance périhélique
- excentricité

Lorsqu'on découvre une nouvelle comète, après au moins trois observations distinctes, on modélise une première orbite en prenant
e = 1 (on suppose l'orbite parabolique).

La majorité des comètes répertoriées ont une orbite elliptique, et gravitent autour du soleil : ce sont les comètes périodiques.

Les comètes attachées au système solaire ont une orbite dont l'excentricité est inférieure à 1 (orbites elliptiques, donc comètes périodiques).


Paramètres de quelques comètes
Voici quelques-uns des paramètres de quelques comètes connues.

Comète

Période ( années)

Paramètres de l'orbite

Excentricité

Paramètres de l'orbite

Aphélie (ua)

Paramètres de l'orbite

Périhélie (ua

Halley 75.31 0.967 35.1 0.586
Encke 3.30 0847 4.096 0.339
Hale-Bopp 25.37 0.994 371.146 0.914
West (C/1975 V1-A) 558306 0,999 13560,217 0,196

Tempête de neige autour de la comète Hartley-2

Après avoir survolé la comète Temple-1 en 2005, la sonde Deep Impact de la NASA s’est dirigée vers la comète Hartley-2. Les scientifiques ont alors pu observer un petit objet en pleine tourmente et assister à une véritable tempête de neige.

Une comète petite et très active

hartley_echelle« Hartley-2 est la comète la plus active jamais étudiée in situ, commente Frédéric Merlin, enseignant-chercheur à l’Université Paris 7, soutenu par le CNES. On a pu assister à la projection de morceaux de glace dans la coma [chevelure] mais aussi à une véritable tempête de neige à la surface du noyau. »
Une scène spectaculaire immortalisée… Presque par hasard.
En effet, la sonde américaine Deep Impact devait étudier la comète Temple-1 puis continuer sa course sans autre but.
Mais comme il restait du carburant et que la sonde était en bon état, les scientifiques ont pu la diriger vers la comète Hartley-2 dans le cadre de la mission étendue EPOXI.


Photo_Merlin_recadr« Hartley-2 est une petite comète de 2 km de long, qui transite dans la proche banlieue solaire depuis quelques décennies seulement, raconte Frédéric Merlin. Lors du survol, la comète était relativement proche du Soleil (1) et donc soumise à des températures de surface assez élevées, de l’ordre de quelques dizaines de degrés celsius. »

« On s’attendait donc à avoir une comète très active, la proximité du Soleil conduisant les glaces du noyau à se vaporiser rapidement, poursuit le chercheur. Et ça s’est vérifié : plus de la moitié de la surface d’ Hartley-2 présentait des signes d’activité. »

 

hartleyanimeeb

 

Une activité induite par le dioxyde carbone

bart1_deepimpact_bigDepuis le sol, impossible de connaître avec précision la composition chimique des comètes, notamment en ce qui concerne leur noyau.

Les sondes spatiales sont alors le seul moyen pour étudier en détails ces « boules de neige sale », vestiges de la formation du système solaire.
Et, une fois de plus, la récolte s’est avérée fructueuse.
Les instruments embarqués à bord de la sonde ont permis de confirmer la présence de morceaux de glace d’eau dans la chevelure de la comète et, pour la 1ere fois, d’estimer leur taille. Certains sont aussi gros que des ballons de basket !


browseAutre découverte : le moteur de cette activité. « Jusqu’à présent, on pensait que les jets de gaz et l’activité des comètes étaient liés à la vaporisation de la glace d’eau ou de monoxyde de carbone. Or, nous avons surtout observé du dioxyde de carbone, explique Frédéric Merlin. Sur Hartley-2, ce sont des jets de dioxyde de carbone qui projettent les blocs de glace et provoquent les tempêtes de neige (2). Et on pense que cela pourrait expliquer l’activité de la plupart des comètes. »
Plusieurs années seront nécessaires pour déchiffrer les 120 000 images et spectres acquis durant toute l’approche de la comète Hartley-2.
La sonde Deep Impact, de son côté, continue sa route et pourrait réserver encore de belles surprises aux scientifiques.
(1) La comète se trouvait à un peu plus d’1 Unité Astronomique (UA) du Soleil, 1 UA correspondant à la distance Terre- Soleil.
(2) La neige ne retombe pas à la surface de la comète, comme c’est le cas sur Terre, mais s’évade en grande partie dans l’espace.

source